C'est avec dédain que j'observe les nouvelles modes se succéder, les mimiques se reproduire sur chaque visage et le conformisme enfanter ses nouvelles trouvailles grand guignolesques et agaçantes. Les groupes sociaux se cherchent, se copient, psalmodient leurs styles et façons de penser dans des presses spécialisées. Chacun appartient à un clan et dans bien des cas n'essaie d'avoir de la reconnaissance que par sa manière de s'adapter et de se positionner par rapport à ce courant. Le fleuve coule à torrent, les individualités sont noyés, inexorablement. Les règles et les valeurs véhiculés participent à cet ostracisme structurel refoulant tout changement. L'homme calculable de Nietzsche siège à la tête de la hierarchie , celle ci, de moins en moins friable et de plus en plus consolidée. Les strates se fixent, la jalousie opére et la différence outre. Les divisions marquent les esprits faibles et animent les extremismes.
Le communautarisme ronge le lien social, et la tolérance qui n'en arbore que l'appelation ne peut que l'accepter voire le plebisciter. Ainsi chaque extrêmisme au nom de sa paroisse parle de république et de magnanimité . Du krag maga du betar aux créationnisme des islamistes, des paroles anti blanches de certains "rappeurs" aux diarhées verbales des identitaires, de cet amour inconditionnel des nappys pour Vuiton aux marques sportwear des jeunes banlieues, chacun se croit garant d'une individualité affirmé. Au milieu de tout ça, la "culture" de masse avec ces émissions à chier, ses abjectes séries et son goût mal dissimulé pour la démagogie et l'ami Sarko rajoutent une couche abbérante d'inculture. Ainsi gravitent, dans tous ces courants unilatéraux ces savoureuses envie d'avoir la science infuse, d'être confronté à un dragon fasciste. Les croisés éructent, leurs yeux sont injectés de sang et de leurs pores suintent une colère noire.
Tous ces courants, partis politiques et autres mouvements t'invectivent si tu ne te ranges pas dans la bonne case, si tu ommets de réagir en fonction de tes aspirations "présupposés". Ce que beaucoup de courant ont en commun, c'est de ne fixer uniquement les uniques carrences des autres, c'est de lire leurs propres presses, s'habiller avec leurs propres codes, s'enfermer dans un archétype grégaire. Il y a ces artistes de droite bien chics, ces parangons de la pensée socialistes soit disant ouverte et au dela des frontières pré-dessinées les fachos de tout poil tapis dans l'ombre. Comment arriver à fixer un terrain d'entente lorsque certains en arrivent à cautionner la misère et d'autres la violence gratuite? Cette nage grandiloquente et ridicule se perennise sans que du leste soit laché de part et d'autres. Le ressentiment subjugue l'amour du prochain, le rejet cultive la haine, la peur cultive la rage et derrière des lobbys protègent les divers camps, peut être jusqu'à ce qu'ils s'entretuent. Le seul qui ne sera pas écouté c'est le glandu qui lit, se documente, essaye de nourrir sa pensée d'objectivité et de savoir. Rare sont ceux qui essayent d'avoir ce soucis d'objectivité. Rare sont ceux qui n'établissent pas leurs thèses sans cracher des poncifs désuets. Les camps bien parcellés le traiteront de traître lorsque sa pensée divergera et lui demandera de choisir lorsque des points communs seront évoqués.
Diviser pour mieux régner? Assurément.







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